L’économie et la monnaie sont faites pour l’homme et non l’homme pour l’économie et la monnaie!

Par 17 octobre 2017Articles, Communiqués

Lors de son intervention télévisée du 15 octobre, le Président de la République a beaucoup parlé d’économie.

Malheureusement, il reste dans la même conception de l’économie que ses prédécesseurs depuis bientôt 50 ans, et cela ne permettra, au mieux, qu’une embellie passagère qui ne profitera encore une fois qu’à quelques uns et ne conduira pas à un monde plus humain, au contraire!

Aujourd’hui en effet, l’être humain n’est plus la raison d’être de l’économie et de la monnaie, il en est devenu l’esclave. Cette situation n’est pas seulement contraire à la dignité humaine, elle est aussi porteuse de conflits incessants et très destructeurs.

Il est urgent de rétablir la situation, c’est à dire de remettre l’économie et la monnaie au service de l’homme et du bien commun, national d’abord, européen ensuite, mondial aussi.

Pour cela, je préconise sept mesures d’urgence. (Je vais ici à l’essentiel ; pour plus d’information, je suggère au lecteur de se reporter à « Mon engagement pour le quinquennat 2017-2022« , publié chez Mareuil Editions en février 2017 à l’occasion de ma candidature à l’élection présidentielle).

1ère mesure : parce que l’économie et la finance sont mondialisées et qu’elles font aujourd’hui peser une lourde menace sur la paix intérieure des nations comme sur la paix entre les nations, il faut d’abord réunir une conférence internationale pour faire cesser le plus vite possible les désordres financiers et monétaires, inventer pour notre temps un rôle pacificateur de la monnaie, et donc une nouvelle forme de gouvernement de la monnaie et de coopération monétaire internationale.

2ème mesure : réorganiser l’Etat et la fonction publique, pour plus d’efficacité et pour une réduction drastique de la dépense publique.

L’État reçoit du peuple sa légitimité, il doit donc être à son service exclusif, en matière économique comme en tout. Ce n’est plus le cas!

Le « service minimum » de l’État réside dans ses fonctions de sécurité intérieure, sécurité extérieure, justice, finances et monnaie, relations extérieures de la nation. Au-delà, il revient à l’État de préparer l’avenir de la nation en investissant dans les secteurs vitaux ou stratégiques.

Hors ces fonctions, l’État doit favoriser l’épanouissement des initiatives de la nation et les faire converger au service du bien commun national, que ces initiatives soient personnelles ou collectives et dans quelque domaine qu’elles surgissent.

Il faut donc organiser le gouvernement en trois ministères d’État.

  • un « ministère d’État aux affaires régaliennes » : défense, intérieur, diplomatie, justice et finances ;
  • un « ministère d’État à la préparation de l’avenir » : famille, enseignement, indépendance alimentaire, indépendance numérique, indépendance énergétique, cohésion nationale ;
  • un « ministère d’État à la promotion des initiatives » : solidarité nationale, santé, travail, et bien sûr économie.

Un tel gouvernement comprendra trois ministères d’État, quinze ministères et huit secrétariats d’État.

Cette réforme de l’Etat s’accompagnera d’une réforme profonde de la fonction publique. Le statut de fonctionnaire sera réservé aux agents des fonctions régaliennes (défense, sécurité intérieure, justice, diplomatie et finances), et totalement rénové pour mieux répondre aux besoins de l’État comme à celui des citoyens au service desquels l’État doit travailler. Tous les autres agents publics seront sous statut de droit privé. Cette réforme fera l’objet d’un plan de dix ans environ.

3ème mesure : revenir à un système monétaire et financier permettant de fonder l’investissement sur l’épargne préalable réelle et protégeant les économies de chacun.

Pour cela, il faut différencier et rendre incompatibles les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement. Les premières accueilleront les dépôts des particuliers et des entreprises et n’investiront que les sommes ainsi recueillies, dans des activités locales ou nationales non spéculatives. Les secondes n’utiliseront, éventuellement dans des activités spéculatives, que leurs fonds propres et l’argent déposé par des particuliers ayant décidé de risquer une partie de leur patrimoine.

Cette décision mettra la France partiellement à l’abri d’une crise monétaire et financière mondiale.

4ème mesure : procéder à une réforme fiscale radicale.

Un taux d’imposition global confiscatoire, 360 impôts et taxes, dont certains rapportent à peine ce qui est nécessaire pour payer les fonctionnaires chargés de leur recouvrement : la fiscalité française est peu rentable, obsolète, injuste, et elle empêche le développement économique de notre pays.

Il faut donc refonder totalement le système fiscal français, selon deux principes :

  • la simplification par la réduction drastique du nombre d’impôts et taxes ; j’estime que l’on peut réduire ce nombre à moins d’une dizaine ;
  • la pénalisation la moins lourde possible des Français.

5ème mesure : une très importante simplification administrative

Notre actuel code du travail, qui compte 3 000 pages, est inadapté aux nécessités d’aujourd’hui. Tous les gouvernements ont dit vouloir le réformer, mais aucun ne l’a fait en profondeur.

Les spécialistes de mon équipe ont d’ores et déjà élaboré un nouveau code du travail. Comme son équivalent suisse, il compte environ 100 pages. Il est prêt à l’emploi!

Nous travaillons aussi sur la rénovation des statuts des entreprises.

6ème mesure : une réforme d’ampleur du syndicalisme français

Les principaux syndicats français campent sur des modes d’action et des idéologies de la fin du 19e siècle. Ils font aujourd’hui figure de « grands féodaux » arc-boutés sur leurs privilèges, au détriment des travailleurs. Ceux-ci ne s’y trompent pas : à peine 8 % des employés français sont syndiqués.

Je considère que la syndicalisation doit être libérée, facilitée, car elle est nécessaire au bon fonctionnement de l’économie et à son orientation volontariste au service de l’homme.

C’est pourquoi mes équipes élaborent actuellement un « Plan syndical » qui permettrait la création de syndicats totalement indépendants et non politisés. Les subventions versées par l’État seraient progressivement supprimées. Un « chèque syndical » serait mis en place, qui permettrait à tout employé d’adhérer au syndicat de son choix.

7ème mesure : la participation de tous aux bénéfices de l’entreprise.

Ce n’est pas l’opposition du capital et du travail qui crée de la richesse, mais leur coopération active.

Il serait donc juste de partager les bénéfices d’une entreprise entre l’entreprise elle-même, pour ses besoins d’investissement et de fonctionnement, l’actionnariat, pour rémunérer les risques pris par les actionnaires, et tous les employés.

Au-delà de ces mesures stratégiques, il est nécessaire de procéder à un audit de tout ce qui conditionne aujourd’hui l’économie française pour tout orienter de manière très volontariste au service de l’homme.

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