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Traité de libre-échange avec le Canada : l’UE poursuit son rêve libéral.

Par 15 février 2017Articles, blog

Au commencement était un songe. Celui d’un petit groupe de « visionnaires » et d’experts économiques, d’assister à la convergence des marchés d’abord en Europe puis avec les partenaires commerciaux du Vieux continent.

Durant les premières étapes de la mise en place de cette chimère, il s’agissait de supprimer les droits de douane en Europe pour aboutir à un grand marché intérieur. Mais les utopies n’ayant aucune limite, il fallait poursuivre ce rêve en signant des accords de libre-échange avec d’autres géants économiques : les Etats-Unis et le Canada avec en l’espèce, le traité « CETA ».

Comme dans toute logique d’intégration économique, sont en jeu les appellations d’origine contrôlées, l’accès aux marchés publics et le règlement des différends commerciaux entre autres. En somme, les frontières entre les États européens sont déjà abolies, il s’agit désormais d’étendre le libéralisme dans le monde entier, c’est l’internationale libérale qui est à l’œuvre.

Le gain espéré pour l’économie européenne est minuscule en comparaison du produit intérieur brut de toute l’UE (12 milliards d’euro sur 14 600 milliards en 2015). Mais les risques sont réels et beaucoup plus graves.

Combien d’acteurs pourront survivre dans un tel espace économique et dans chaque secteur ? Très peu car les plus gros mangeront les plus petits. Les grandes fusions iront de bon train et un semblant de concurrence sera assuré par un oligopole de multinationales aussi puissant que certains États européens. Pour les régulateurs – car c’est le nouveau nom que se donnent les agences et institutions qui proposent des normes et ajustent celles-ci -, le travail sera d’autant plus facile que les interlocuteurs seront peu nombreux. Nous en avons déjà l’exemple en Union européenne où les normes de plus en plus lourdes et complexes favorisent le regroupement des opérateurs de petite et moyenne taille au sein d’ensemble plus vastes et transnationaux.

Le communisme d’État est mort, vive le communisme privatisé ! Et ce que les communistes de tous les pays n’ont pas réussi à créer, les libéraux le feront.

Enfin, rappelons que la politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne et Bruxelles use largement de ce pouvoir pour mener son projet d’économie sans frontière comme le vote par le Parlement européen du traité « CETA » le confirme. En d’autres termes, les Etats membres et leur gouvernement respectif sont responsables de ces orientations puisqu’ils accordent à la Commission européenne un mandat de négociation.

Aucune critique de tels accords de libre-échange ne serait donc crédible sans l’exigence d’une refonte des textes européens et d’une redéfinition des objectifs économiques de l’UE qui sont à la base de cette fuite en avant libérale.

Un vrai chef d’Etat responsable et transparent sur la question devient une urgence pour la sauvegarde de l’indépendance de la France.

Louis.

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